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Vive la Sociale / Combats et misères sous la III République 1

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Description

Cris de ralliement et de combat populaire, le mot d’ordre Vive la Sociale ! trouve son origine dans la genèse incertaine de l’Histoire française. La Sociale, oui. Mais laquelle? Celle de la République tronquée de 1793 ou sa version qui fusille des prolétaires en juin 1848? Ou bien cet espoir écrasé par Thiers en 1871, dans le tumulte et les ruines de la Commune ? Bien que du film de Gérard Mordillat tourné en 1983 évoque le titre de Vive la Sociale plaçant l’action en 1936, il ne s’agit que d’un anachronisme. Car apparaît déjà dans une chanson d’Aristide Bruant de 1908, Le Meeting Anarchiste. S’il y a quelque chose de sûr c’est qu’on parle d’une attente qui traverse la fin du XIX ème et une bonne partie du XXème siècle, en ayant son temps fort à l’époque du Front Populaire. Les chanson recueillies dans ces quatre CD abordent l’ensemble de ces années où les différents secteurs de la société française se référent à cette idée de société en train de naître dans la nébuleuse de la Belle Epoque. Petite bourgeoisie dans ses balbutiements, classe ouvrière tiraillée entre l’artisanat et l’usine, exploitation féodale qui mêle formes aristocratiques et grande bourgeoisie au pouvoir. Ces temps de révolte sont présentés dans ces quatre recueils, qui nous proposent un voyage dans un temps qui semble éloigne....mais qui ne l’est guère. Enregistrées entre 1901 et 1936 par Monthéus, Fragson, Dalbert ou Bruant, parmi d’autres créateurs, ces chansons dévoilent les contradictions politiques mais culturelles d’une société qui se cherche. Des ouvriers bourrés aux grévistes héroïques en passant par les bourgeois repus d’argent et mondanité, nous allons retrouver dans chaque chanson une voix qui nous évoque les témoignages du temps jadis. Quelque part entre Zola et le vaudeville, les paroles de ces classes en lutte provoquent des étincelles cocasses. C’est le personnage anarchiste de Bruant qui veut abolir le patronage mais se demande qui lui versera son salaire le samedi. C’est l’appel à la fraternisation peuple/Armée qu’on trouve dans Gloire au 17 de Montéhus. C’est la Polka des Thunes o Un Bal chez le Ministre, qui dévoilent que la III République acquiert les airs de l’Ancien Régime honni. Anarchistes, socialistes, communistes, franc-massons ou simples anticléricaux d’un côté. Moralisantes ou empreintes de sensiblerie, appelant au combat ou à l’arrangement individuel, ces 95 chansons nous font voyager dans une époque lointaine dans le temps mais tout à fait proche de notre temps chaotique où l’Histoire et la tragédie semblent se répéter en prenant les allures d’une comédie hilarante où seul les noms des personnages changent tandis que le décor reste le même.


Gritos de lucha popular, el eslogan Vive la Sociale! Se origina en la incierta génesis de la historia francesa. Social, sí. ¿Pero cuál? ¿El de la República Truncada de 1793 o su versión que disparó a los proletarios en junio de 1848? ¿O esta esperanza aplastada por Thiers en 1871, en el tumulto y las ruinas de la Comuna? Aunque la película de Gérard Mordillat, filmada en 1983, evoca el título de Vive la Sociale, colocando la acción en 1936, es solo un anacronismo. Ya aparece en una canción de Aristide Bruant 1908, The Meeting Anarchist. Si hay algo seguro, es que hablamos de una expectativa que se extiende a finales del siglo XIX y buena parte del siglo XX, teniendo su momento fuerte en el momento del Frente Popular. Las canciones recopiladas en estos cuatro CD abordan todos estos años donde los diferentes sectores de la sociedad francesa se refieren a esta idea de la sociedad que nace en la nebulosa de la Belle Epoque. Pequeña burguesía en su infancia, clase obrera dividida entre artesanía y fábrica, explotación feudal que mezcla formas aristocráticas y gran burguesía en el poder. Estos tiempos de revuelta se presentan en estas cuatro colecciones, que nos ofrecen un viaje en un tiempo que parece remoto ... pero que difícilmente es. Grabadas entre 1901 y 1936 por Monthéus, Fragson, Dalbert o Bruant, entre otros creadores, estas canciones revelan las contradicciones políticas pero culturales de una sociedad que se busca a sí misma. Desde los trabajadores borrachos hasta los heroicos huelguistas y los acomodados burgueses del dinero y la mundanalidad, encontraremos en cada canción una voz que evoca los testimonios de hace mucho tiempo. En algún lugar entre Zola y el vodevil, las palabras de estas clases en lucha provocan chispas divertidas. Es el personaje anarquista de Bruant que quiere abolir el patrocinio, pero se pregunta quién le pagará su salario el sábado. Es el llamado a la gente de la fraternización / Ejército que se encuentra en Gloire au 17 de Monthus. Esta es la Polka des Thunes o A Ball del Ministro, que revela que la III República adquiere los aires del Ancien Régime honni. Anarquistas, socialistas, comunistas, masones o simples anticlericales, por un lado. Moral o sentimental, atractivo para el combate o arreglo individual, estas 95 canciones nos hacen viajar en un tiempo lejano, pero bastante cerca de nuestro tiempo caótico donde la historia y la tragedia parecen repetirse. el aspecto de una comedia hilarante donde solo cambian los nombres de los personajes mientras el escenario sigue siendo el mismo.


Titres/Interprètes:

01-Gloire au 17ème (Chantegrelet/Doubis) Int. Montéhus 1936 02:41

02-L'Ouvrier en grève (Fragson) Int. Harry Fragson 1905 02:34

03-Le pacte de famine (Collin/Villemer) Int. Alexis Ghasne 1909 03:11

04-Elle était brune (Scotto) Int. Ferréal 02:51

05-Si j'avais un millon (Caron) Int. Zip 1908 01:54

06-lls sont les mains Blanches (Montéhus/Chantegrelet) Int. Montéhus 1910 02:46

07-Un Bal chez le Ministre (Jouberti/ Jouy) Int. Paul Dutreux 03:12

08-Les P’tites Ouvrières (Berniaux) Int. Henriette Leblond 1912 04:15

09-Bon voyage Monsieur le curé (Montéhus) Int. Montéhus 1914 02:26

10-Les cheveux blancs (Dalbret) Int. Paul Dalbret 02:34

11-Flora Florette (Dalbert) Int. Paul Dalbret 02:18

12-Qu'est c'qu'y a d'arrivé (Gaston Maquis) Int. Mansuelle 1905 01:47

13-L’étendard de la pitié (Wesly/Durocher) Int. Marcelly 02:32

14-Les Millionaires (Georges Krier) Int. Charlus 02:58

15-Un p’tit coup de piston (Bert) Int. Pauline Bert 02:19

16-Le temps des Cerises (J. B. Clément) Int. Odette du Lac 02:20

17-Le charretier brutal (Montéhus) Int. Montéhus 1914 01:39

18-Le soldat de Marsala (Vargues) Int. Henri Weber 1904 02:09

19-A Saint Lazare (Bruant) Int. Eugénie Buffet 02:28

20-Si je la veux cette immense richesse (Planquette) Int. Gabriel Soulacroix 1900 01:44

21-Ne riez pas des autres (Montéhus/Chantegrelet) Int. Montéhus 02:51

22-Pas beaucoup d'argent (Ouvrard) Int. Alfred Dambrine 1906 02:59

23-Ah! quand donc (Pearly) Int. Gabriel Fortuné 1923 02:29

Durée totale 59:52