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Les derniers Poilus / un film de Jean-Claude Deniau

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Description

Ferdinand, André, Albert, Lazare, Charles et Claude-Marie ont vécu la Grande Guerre, ce conflit qui fit entrer l'Europe dans le XXe siècle, avec ses huit millions de morts, dont deux millions de Français. Ils avaient en 2004 plus de 100 ans et se souvenaient : pour que la mémoire perdure, ils témoignaient.Ils ont connu trois siècles et, surtout, la guerre des tranchées. Jean-Charles Deniau, remarqué pour ses documentaires sur la guerre d'Algérie, a retrouvé sept des vingt derniers survivants de 14-18. L'ultime carré des poilus, les derniers témoins directs d'une boucherie dont ils conservent, quatre-vingt-dix ans après, des souvenirs étonnamment précis. Qu'ils aient été mitrailleur comme Claude-Marie Boucaud (109 ans), chasseur comme Charles Binet (108 ans) ou artilleur comme Albert Piton (106 ans), tous ont été blessés au moins une fois ; tous se souviennent du bruit infernal des canons ; tous ont vu leur lot d'horreurs (les corps gonflés comme des ballons à cause du white-spirit, les amputations...); tous soulignent avec émotion la fraternité entre les soldats ; tous assurent ne pas avoir la haine des Allemands («Ils étaient dans la même situation que nous», explique l'officier d'artillerie André Debry, 106 ans) ; et la plupart ne comprennent toujours pas cette guerre «absolument inutile» (Albert Thibault, 107 ans, rescapé du Chemin des Dames), faite «sans savoir pourquoi» (Lazare Ponticelli, 107 ans dont six passés à combattre, pour les armées française puis italienne). Quand il raconte les derniers mois du conflit, le facétieux Ferdinand Gilson, 106 ans, se souvient du «pinard» et des bonnes blagues du front. Mais quand il avoue que la guerre a fait de lui «une belle brute» ayant mis «quinze ans pour redevenir civilisé», les yeux du vieil homme se voilent de larmes..


Fernando, André, Albert, Lazare, Charles y Claude-Marie vivieron la Gran Guerra, el conflicto que llevó a Europa al siglo XX, con sus ocho millones de muertos, incluidos dos millones de franceses. Tenían más de 100 años en 2004 y lo recordaron: para que la memoria perdurara, testificaron. Ellos sabían tres siglos y, especialmente, la guerra de trincheras. Jean-Charles Deniau, conocido por sus documentales sobre la guerra en Argelia, ha encontrado siete de los últimos veinte sobrevivientes de 14-18. El último cuadrado de los peludos, los últimos testigos directos de una carnicería que conservan, noventa años después, recuerdos sorprendentemente precisos. Si eran ametralladores como Claude-Marie Boucaud (109 años), un luchador como Charles Binet (108 años) o artilleros como Albert Piton (106 años), todos fueron heridos al menos una vez; todos recuerdan el ruido infernal de las armas; todos han visto su parte de los horrores (cuerpos hinchados como globos debido al espíritu blanco, amputaciones ...); Todos enfatizan con emoción la fraternidad entre los soldados; todos aseguran no tener el odio de los alemanes ("Estaban en la misma situación que nosotros", explica el oficial de artillería André Debry, 106 años); y la mayoría todavía no entiende esta guerra "absolutamente inútil" (Albert Thibault, 107 años, sobreviviente del Chemin des Dames), hecho "sin saber por qué" (Lazare Ponticelli, 107 años de los cuales seis pasaron a luchar, por los ejércitos franceses de entonces). italiana). Cuando cuenta los últimos meses del conflicto, el gracioso Ferdinand Gilson, de 106 años, recuerda el "pinard" y los buenos chistes del frente. Pero cuando admite que la guerra lo ha convertido en "un bruto hermoso" después de haber puesto "quince años para volver a ser civilizado", los ojos del anciano están cubiertos de lágrimas.